L’AITO Self-Défense, c’est avant tout une histoire qui s’est écrite au cours des 10 dernières années, entre la France et Tahiti. C’est aussi une histoire de rencontres. Celles faites par son concepteur, Thierry DELHIEF, en France d’abord, alors qu’il travaille à la fois sur le terrain et comme formateur dans une unité opérationnelle de sûreté. A travers le monde ensuite, et notamment en Polynésie française, où se dérouleront plusieurs étapes importantes du développement de l’AITO Self-Défense.
Et c’est précisément de Polynésie que vient le nom de ce nouvel art martial, à la fois moderne et ancré dans la tradition. En effet, en polynésien, le terme « AITO » signifie « guerrier », ce qui est particulièrement adapté pour une discipline visant à apprendre aux gens à se protéger et à protéger ceux qui leurs sont chers. Par ailleurs, l’AITO Self-Défense englobant l’étude du maniement des bâtons (tonfa, bâton tactique, tonfa AITO, …), l’acronyme AITO signifie aussi « Armes Intermédiaires pour Techniques Opérationnelles ».


Rencontre avec le public ensuite, dont la demande croissante d’une méthode de self-défense à la fois réaliste et citoyenne (respectueuse des lois), pousse Thierry et son équipe d’instructeurs à adapter les techniques utilisées par les professionnels de la sécurité aux contraintes de la vie de tous les jours. Dans ce cadre, la Polynésie figure une nouvelle fois à l’honneur puisque c’est là-bas, sur le gabarit souvent hors norme des habitants de l’archipel que sont validées et épurées les techniques élaborées en France.


Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le bagage technique de l’AITO Self-Défense est riche : techniques de défense à mains nues (pieds/poings, contraintes articulaires, amenées au sol, défense au sol, …) ou à l’aide d’objets usuels (portable, sac, stylo, …), maniement d’armes (tonfa, bâton, AITO, RIMA, et d’autres que nous vous invitons à venir découvrir), et, particularité de l’AITO Self-Défense, cadre légal d’utilisation des techniques de défense.

 
A l’instar de ce qui est en place au sein de la FFKDA, le programme technique AITO Self-Défense est décomposé en grades de couleur, de blanche à noire (avec un programme pour les « Dans »).

 

Chaque ceinture a un objectif pédagogique qui lui est propre, permettant ainsi aux élèves de systématiser des réflexes de défense, qu’ils soient à mains nues ou non.
Ainsi, la ceinture jaune permettra d’étudier les techniques d’esquives et de blocage, la orange celles de percussions et de maintien à distance, la verte, celles de désarmement, la bleue, les techniques d’amenées au sol, et la marron les techniques de contrôle au sol.

La progression AITO Self-Défense est par ailleurs scindée en deux grandes parties :
La première partie vise à développer les qualités techniques et physiques, et elle est axée sur le travail « sportif » (techniques pieds/poings, au sol, assauts libres).
La seconde partie, qui fait appel aux aptitudes citées précédemment, relève plus précisément du cadre de la self-défense, et est recentrée sur des situations et des sollicitations concrètes (tentatives de saisie, attaque au couteau, au bâton, …).


Art martial accessible à tous et activité sportive aux bienfaits multiples, l’AITO Self-Défense, pour s’en faire une idée, le mieux, c’est encore de l’essayer !